Dans cette représentation du « musée ethnographique et d’histoire des peuples de la forêt » , l’accent est mis sur les populations de la région forestière qui regroupe les peuples du Centre, du Sud et de l’Est du Cameroun. Cet espace met en lumière la richesse culturelle, les savoir-faire et les traditions ancestrales qui structurent la vie sociale de ces communautés.
On y découvre notamment la photographie d’une femme béti arborant un tatouage sur la joue, témoignant du caractère ancien et identitaire de cette pratique. Pour réaliser ce tatouage, l’écorce d’un arbre appelé OTOU était utilisée afin de favoriser la cicatrisation de la plaie qui, une fois guérie, laissait apparaître la marque définitive. Le tatouage constituait ainsi un signe d’appartenance, d’esthétique et parfois de statut social.
Les accessoires de beauté, tels que les peignes en bois, les poinçons à cheveux en ivoire, ainsi que les bracelets et colliers en laiton, présents depuis le XIXe siècle, illustrent également le raffinement et le sens esthétique de ces peuples.
Enfin, cet espace présente des éléments liés à la poterie traditionnelle. À partir d’argile mêlée à l’eau, les pots étaient façonnés à la main. Les artisans recouvraient ensuite les récipients de feuilles mortes et de feuilles de bananier avant la cuisson au feu. Après cette étape, les pots obtenus servaient à cuire les aliments, à transporter l’eau ou encore à conserver et servir le vin de palme, témoignant d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

